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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 17:05

Détermination des principaux ordres

 

Rappel

Les insectes sont des hexapodes (6 pattes)donc, ........ les araignées, les scorpions (8 pattes), les crabes, les écrevisses (10 pattes)... et les milles pattes, ne sont PAS des insectes.

 

Clé de détermination des INSECTES ADULTES (insectes ailés)

 

EPHEMEROPTERES ex: "mouche de Mai"

Présence de longs cerques (2 ou 3), 2 ou 4 ailes généralement verticales (sauf les caenidae)

TRICOPTERES ex: "phrygane"

4 ailes poilues en toit sur le dos, généralement très longues antennes

PLECOPTERES ex: "grande perle"

ailes pliées sur le dos

DIPTERESex: "chironome"

2 ailes seulement les autres étant remplacées par des "balanciers"

NEUROPTERES ex: "sialis"

4 ailes en toit membraneuses non poilues

COLEOPTERES ex: "dytique"

ailes repliées sous des élytres durs

 

Les éphéméroptères

Mouche de mai

ephemera danica

 

Les éphémères sont des insectes hémimétaboles c'est à dire connaissant des métamorphoses progressives sans changer complètement de forme, ils font partie de l'ordre des éphéméroptères.

La larve est aquatique et, après l'émergence, au stade de subimago (étape intermédiaire entre l'état larvaire et l'état adulte), l'insecte subira une dernière mue pour atteindre le stade d'imago, forme définitive de l'insecte sexué.

Les larves sont adaptées à toutes sortes de milieux:

- larves fouisseuses de courants lents: Ephemera Danica

- larves rampantes de fonds vaseux : Caenidae

- larves nageuses : Baetidae

- larves plates de courant : Heptagenia sulfurea

 

Cycle de vie des éphéméroptères

 

Après éclosion des oeufs sur leurs différents substrats, les larves entament leur évolution qui durera en moyenne une année. A maturité la larve tentera d'accéder à la surface pour se libérer de son exuvie.

Pendant cette période, ou l'insecte tente de se libérer de son enveloppe larvaire, il se trouve livré au courant (dérive inerte) dans la pellicule de surface.

Si un prédateur ne l'a pas intercepté, il gagnera la végétation pour y faire sa seconde mue. Au stade imago les insectes se retrouveront au-dessus du cours d'eau (vol pendulaire) pour s'y accoupler et pondre, les oeufs retrouveront le lit de la rivière bouclant ainsi le cycle.

 

Principaux éphéméroptères du pêcheur

 

Baetis rhodani: quasiment toute l'année

Rhithrogéna germanica(Marsh Brown): mars....

Alainites muticus: avril, mai.....septembre, octobre

Ephéméra Danica:(mouche de mai) de mai à août, voire septembre

Heptagenia sulfurea: (sulfure) mai à septembre et même décembre

Serratella ignita: (Blue Wing Olive) de juin à novembre

Oligoneuriella rhenana:(manne) juillet, août

Caenis sp. : (désespoir du pêcheur)  presque toute l'année

 

Les tricoptères

Phrygane (sedge)

phrygane

 

Couramment appelés "phryganes" ou "sedges" chez les anglos-saxons,les tricoptères (trikos = poils, pteros = ailes) sont holométaboles, c'est à dire à métamorphose complète.

 

Avant d'émerger à la surface comme insecte ailé, le trichoptère passe par 4 stades aquatiques distincts

 

1. Oeuf   2. Larve   3. Pupe (chrysalide)   4. Nymphe

 

Les femelles pondent leurs oeufs de trois façons différentes:

- A la surface de l'eau (plupart des espèces)

- Sur la végétation qui entoure l'eau

- Sous la surface

 

Les larves sont de 2 types différents:

- Eruciformes (étuis mobiles)

tricopteres

  - Campodéiformes (abris fixe pour uniquement le stade crysalidaire)

 

Lorsque leur période larvaire est totalement achevée (une dizaine de mois), les larves, pour les unes (campodéiforme) fabriquent une chambre nymphale fixe et pour les autres (éructiforme) "ferment" leurs étuis.

Suit une période nommée "histolyse" de transformation en insecte parfait (imago).

La transformation effectuée l'insecte quittera son abri et gagnera rapidement la surface pour s'envoler généralement instantanément.

Certaines espèces muent directement à la surface ou les imagos sortent plus ou moins rapidement de leur enveloppe et s'envolent aussitôt (hydropsyche, Brachycentrus)

 

Les plécoptères

Mouche de pierre

plecoptere

Les plécoptères (du grec: plekein=plier, pteros=ailes) forment un ordre qui comporte moins de familles et d'espèces que les éphéméroptères et les trichoptères,mais qui n'en sont pas moins intéressant pour les pêcheurs à la mouche qui les surnomment "mouches de pierre".

Ce sont des insectes primitifs à métamorphose incomplète (hémitabole), bien que, à la différence des éphéméroptères, ils ne passent pas par un stade "subimago" et de ce fait n'ont aucune transformation à subir après leur émergence.

 

Les larves ne peuvent vivre que dans des eaux pures, froides et oxygénées ce qui fait de ces insectes d'excellents indicateurs de la qualité de l'eau.

 

Les femelles après avoir été fécondées parmi les pierres et la végétation, laissent choir ou déposent à la surface de l'eau une volumineuse masse d'oeufs, qui coulent et adhèrent aux galets du fond.

 

Après éclosion, les larves commencent leur croissance en se nourrissant de matières végétales ou animales suivant les espèces. La phase de développement dure en général 1 an, bien que pour certaines espèce elle puisse se prolonger jusqu'à 3 ans.

 

Arrivé à maturité, la larve rampe sur les pierres et finit par apparaître à l'air libre, c'est la qu'elle va rompre sa cuticule et s'extraire de son exuvie pour se transformer en insecte ailé.

 

Pour le pêcheur, l'insecte ailé ne présent souvent pas un grand intérêt. En effet, en dehors des torrents et petits ruisseaux, les poissons les ignorent souvent.

 

Par contre l'imitation de la larve souvent très volumineuse laisse rarement un poisson indifférent, une grosse nymphe travaillée près du fond permet souvent par eau forte et teintée de sauver la bredouille.

 

Les diptères

Chironome adulte

chironome adulte

Les diptères ou "vraies mouches" constituent un ordre important formé de plusieurs centaines d'espèces dont la plus connue est notre bonne vielle mouche dont la larve est si appréciée du pêcheur au coup.

Pour le moucheur, notamment en lac ou réservoir, les familles les plus intéressantes sont:

 

- les simulidés 

- les chironomidés

- les tipulidés

 

Les simulidés  (moucherons)

sont des insectes de très petite taille aux formes et aux couleurs peu stabilisées qui apparaissent en essaim très nombreux et qui comptent une bonne trentaine d'espèces en Europe.

Leur taille limite leur imitation à des hameçons de 24 à 30 ce qui n'est pas sans problème sur des poissons très sélectifs et difficilement maîtrisables sur des pointes en rapport.

 

Les chironomidés

Larve de chironome

larve de chironome 

représentent l'une des plus importante famille de diptères puisqu'elle comprend près de 400 espèces formées d'insectes de taille et de moeurs diverses qui volent toute l'année sur tous types d'eaux.

L'espèce la plus connue des pêcheurs étant l'anophèle ou moustique dont la larve est le chironome plumeux (vers de vase).

 

Les tipulidés sont également des diptères

Tipule

tipule

Leur représentant le plus connu étant la tipule ou "cousin"

 

Les neuroptères

Le sialis

sialis

Ces insectes de tailles variées et de couleur brun foncé ou verdâtre ne présentent que peu d'intérêt pour le pêcheur,, à l'exception quelques fois des sialidés qui forment des boules compactes sur les bordures des cours d'eau et qui peuvent occasionnellement intéresser les poissons. Leurs ailes posées en toit sur leur abdomen les fait souvent confondre avec des petits trichoptères

 

Les hyménoptères

La fourmi ailée

 fourmi

De l'ordre des hyménoptères une seule famille offre un intérêt particulier, celui des formicidés.

Les fourmis ailées, lors de leurs essaimage d'été, retombent en grand nombre sur les cours d'eaux et lacs, provoquant la montée sélective des poissons au mépris d'autres insectes.

 

Et les autres ... 

Certaines espèces parmi les lépidoptères (papillons), orthoptères(sauterelles), odonates(libellules), coléoptères(scarabées) peuvent être à l'occasion prises par les truites, mais leurs imitations à de rare exceptions près, n'ont qu'un intérêt relatif pour le pêcheur. 

 

ce document provient de la FFPML "vigie rivière" que je remercie

 

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 18:31

Comment naissent et meurent ces insectes aquatiques.

Images extraites du site de Marc Petitjean 

 

Mayflies

La nymphe _ La nymphe de surface _ L'émergente _ Le subimago (Dun) _ L'imago (Adult) _ L'insecte mort (Spent) 

 

Une éphémère, après avoir passé des mois au fond d'une rivière au stade larvaire, débute son ascension vers la surface de l'eau. Elle se débarrasse de son foureau, lors d'une avant-dernière mue.

Sa cuticule cède sur le dos du thorax, lui permettant de sortir la tête de l'eau, puis les pattes, puis son abdomen.

Le sang (hémolymphe) est alors dirigé vers les ailes pour les déplier pour la première fois. C'est le stade "subimago"

L'insecte doit alors prendre le temps de laisser sécher et durcir ses ailes.

Il est alors une proie facile pour les poissons moucheurs, certains oiseaux et d'autres insectivores.

S'il a survécu à ce stade, l'insecte s'envole pour chercher un lieu tranquille dans la ripisylve (formation herbacée des rives du cours d'eau), ou il entame son ultime mue qui le transformera en imago

 

Subimago femelle de rithrogena au sommet d'une tige de prêle des champs  

Rhithrogena subimago

Le subimago est généralement plus terne que l'imago, les cerques sont plus courts, les ailes peuvent être très colorées, son vol est plus lourd.

 

Puis vient l'envol, l'accouplement et la ponte qui interviennent en quelques heures après quoi l'insecte meurt et retombe sur l'eau, c'est le spent avec ses ailes bien à plat  

Spent 

Parmi les insectes aquatiques, d'autres espèces ont des cycles légèrement différents ci-dessous les cycles comparés des Ephémères _ Mayflies, des Trichoptères _ Caddisflies et des Moucherons (Chironomes) _ Midges

 

cycle des espèces

 

Les imitations proposées par Marc Petitjean pour:

 

Cycle des Trichoptères   

Trichoptères

 

Cycle des mouches de pierre

 

Stone

 

Cycle des Chironomes

 

Chiro

 

 Le site remarquable de Marc Petitjean  link

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:05
Une video pour rêver un peu en cette période de fermeture de la pêche en rivière
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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 11:07

Une nouvelle plante invasive et toxique.

Lors de vos prochaines vacances...

Le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes et la Fédération des Pyrénées Orientales pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique communiquent.

 La berce du Caucase est une plante invasive au développement rapide. Elle vie dans des zones humides, en bordure de fossés et sur les berges de certains ruisseaux de montagne.

Sa sève toxique peut provoquer de graves brûlures en cas de contact.

 

 Afin de pouvoir la reconnaitre, une fiche descriptive est à votre disposition en cliquant sur l'image ci-dessous. 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 11:49

Tout savoir sur les réciprocités départementales 2011.

Ou prendre son permis?

Combien ça coute?  link

 

carte réciprocité 2011

8 Départements n'adhérent à aucune de ces ententes

05 Haute Alpes, 07 Ardèches, 27 Eure, 39 Jura, 48 Lozère, 73 Savoie, 74 Haute-Savoie, 76 Seine Maritime.

Malgré ces 8 "irréductibles", il est agréable de constater qu'un pas en avant a été réalisé

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 09:06

Extraits d'un article à lire dans la revue "Pêche sportive" N°85 par Jean-Marc Theusseret.

 Le fondement de l'évolution de la pêche de loisir en France repose aujourd'hui sur la pratique du no-kill.

Les pêcheurs pensent ainsi que la pêche est devenue une activité de plein air comparables à d'autres. Seule différence, notre loisir implique des êtres vivants qu'il faut respecter, manipuler le moins possible, et avec le plus grand soin. Malheureusement ce n'est pas toujours ce que l'on voit au bord de l'eau. Les pêcheurs ne semblent pas conscients de l'image qu'ils véhiculent bien au-delà du cercle halieutique. 

 Un mauvais exemple Black

Le geste à la mode. Tenir un black-bass ou une perche par la machoire inférieure avec tout le poids du corps en porte-à-faux. Pourquoi mettre en extension totalement anormale la mâchoire d'un poisson pour le simple plaisir de faire une photo?

 Les dérives du no-kill

Sandre

Les percidés supportent très mal les remontées rapides vers la surface. Cela est dû à leur vessie natatoire très particulière dépourvue de lien direct avec l'extérieur comme cela est le cas avec quasiment toutes les autres familles de poissons d'eau douce. Un pêcheur sportif respectueux du sandre et qui pratique le no-kill, et non pas le catch and release moribond ou vif, ne doit pas pêcher par grande profondeur.

 Du danger des pinces à poissons

En float-tube, la pince à poisson est un instrument pratique pour saisir un brochet, à condition d'avoir un modèle dont la tête tourne. Les modèles fixes entraînent des blessures lorsque le brochet se débat.

Pincebroc

Les pinces à poissons sont de plus en plus critiquées par les pêcheurs soucieux de respecter les poissons.

Le pire: suspendre un poisson par la mâchoire

Pince

Un poisson n'est absolument pas conçu pour supporter son poids suspendu hors de l'eau

 Connaissez-vous les épuisettes à filet en caoutchouc ?

Ici le modèle Hearty Rise

Epuisette

Les épuisettes à filet en caoutchouc sont parfaites lorsque l'on pêche en bateau, car non traumatisantes pour les poissons.

 

Nokill

Aux pêcheurs de faire des efforts pour un no-kill respectueux

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 16:28

Les fibres EP (Enrico Plugisi)

sont une véritable petite révolution pour le montage de mouches de mer et des streamers à carnassiers.

 

Leur densité est plus importante que l'eau

Elles sont totalement imperméables ce qui les rend plus faciles à lancer 

Elles se déclinent en beaucoup de couleurs très attractives pour les prédateurs

 

Voila un exemple de petit poisson réalisé avec ces fibres

 

final 

 

Les matériaux nécessaires

 

Hameçon: TOF SS-1920 2X, Gamakatsu SC15 ou l'original utilisé par Enrico Puglisi SL11- 3H

Tête: Yeux EP, ou yeux 3D, ou soft head LOON

Ailes: EP fiber et EP fiber 3D, Angelflash

 

Le montage

 

phase01

 

1- Positionner une petite touffe d' EP rouge ou orange pour simuler les ouies

2- Placer quelques fibres d'Angelflash pearl sur le haut de la hampe

3- Placer une longue pincée d' EP fiber polar sur le dessus de la hampe et la rabattre dessous

  

phase02

 

4- Pour le corps de la mouche positionner une pincée pas trop importante d' EP couleur anchovy sur le dessus et une autre pincée d' EP couleur polar sur le dessous. Faire quelques tours de fil de montage vers l'avant

5- Rabattre ensuite vers l'arrière les fibres orientées vers l'avant et répéter le même schéma jusqu'a 2 à 3 mm de l'oeillet

6- Positionner latéralement quelques fibres d'Angelflash electric, former la tête avec le fil de montage et la sécuriser avec unne goutte de cyano

Brosser plusieures fois les fibres vers l'arrière avec une brosse à dents pour leur donner une forme de poissonnet

 

phase03

7- Vue de dessus de la mouche brossée. C'est véritablement un petit poisson en 3D

8- Coller les yeux à la cyano et former la tête avec du hard ou soft head finish LOON en veillant à ce que le poissonnet garde bien sa forme en 3D

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 12:08

 

Grandcormoran.jpg

Article de Naturaconsta du 2 juin 2009

 

e Grand Cormoran : bête noire des milieux aquatiques ?

 

u regard de la réglementation internationale et nationale, le Grand Cormoran est une espèce protégée. Toutefois, en France depuis que les populations hivernantes ont atteint un niveau tel qu’elles produisent des dommages importants aux piscicultures et aux équilibres biologiques il a été décidé depuis 1998 de réguler les populations par tir au fusil selon un quota bien précis.
Pour quelques-uns cette mesure est inadmissible mais pour beaucoup d’utilisateurs et de protecteurs de la nature, tel les pêcheurs et les professionnels de la pêche elle est juste et nécessaire.

 

L’augmentation des populations de cormorans à l’échelle européenne et notamment française (près de 83 000 individus recensés lors du comptage national de janvier 1999) suscite quelques inquiétudes mais ouvre également de nouveaux champs d’investigations scientifiques.
Sur ce sujet nous avons eu le privilège de recueillir le témoignage et l’avis du Président de la Fédération des associations piscicoles et de protection des milieux aquatiques du Bas-Rhin (France) et d’un chercheur du CNRS qui travaille sur les aspects éco-physiologiques de cette espèce.

 

En première partie de ce dossier, Naturaconst@ vous invite à mieux comprendre les préoccupations des pêcheurs à travers le point de vue d’un élu, M. Robert ERB qui a à cœur le respect des équilibres biologiques.

 

Naturaconst@ : En tant que Président de la Fédération des associations piscicoles et de protection des milieux aquatiques du Bas-Rhin, quelles sont pour le milieu aquatique les conséquences de l’augmentation de la population de Grand Cormoran ?

 

Robert ERB : Nous avons constaté un impact fort du Grand cormoran sur les poissons vivant en groupe, en particulier l’ombre – considéré comme un poisson noble –, le gardon et dans une moindre mesure l’ablette. En hiver notamment, les poissons se rassemblent dans les eaux profondes. Cette concentration, accentue ainsi la pression de prédation du Grand Cormoran dans le Rhin, l’Ill et le Port de Strasbourg. Toutefois, même si les rivières sont moins occupées, elles n’échappent pas pour autant à l’action des oiseaux.
Les piscicultures sont aussi particulièrement affectées et des mesures de protections ont dû être déployées ; telle la mise en place de filets au-dessus de la surface d’eau et la couverture des cages d’élevage.
Néanmoins, malgré ces mesures le cormoran parvient, en plongeant, à pénétrer par le dessous des cages et ses attaques répétées entraînent de nombreuses blessures mortelles chez le poisson d’élevage, notamment chez le saumon destiné à l’alevinage.

 

N@ : Depuis quelques années, le Ministère chargé de la protection de la nature autorise la régulation par tir au fusil de cette espèce pendant son hivernage. Quel est le quota annuel de destruction des oiseaux et qui en la charge technique et financière ?

R.E : Actuellement sur le département du Bas-rhin, l’administration a fixé un quota de tir de 250 individus sur les enclos piscicoles (eaux closes) et 100 individus sur les eaux libres. Ce quota représente environ 19% de la population de cormorans dénombrés dans le département (y compris le dortoir de la rive gauche du Rhin mais sans la rive allemande).
Jusqu’en 2000 les tirs de régulation étaient effectués par les gardes de l’Office national de la Chasse et de la Faune Sauvage en collaboration avec les gardes du Conseil Supérieur de la Pêche, la fédération de pêche assurant les frais de munition. Depuis les autorisations de tir ont été étendus aux pisciculteurs ainsi qu’aux locataires et propriétaires de chasse.
Globalement, selon les déclarations obligatoires, les quotas ne sont jamais atteints car le tir est très difficile notamment en raison du caractère très farouche de l’espèce.

N@ : Quels sont pour les pêcheurs, les avantages et les inconvénients d’une telle mesure ?

R.E : Un congrès qui s’était tenu à Strasbourg en 2002 a permis de constater que le tir du Cormoran semble être la solution la plus efficace. Cette mesure – qui par ailleurs s’est assouplie - contribue à ralentir l’accroissement des populations et a surtout permis de calmer les esprits parmi les pêcheurs.
En revanche, d’autres difficultés commencent à se manifester. Les cormorans se regroupent de plus en plus sur la Réserve de Chasse et de Faune Sauvage du Rhin qu’ils utilisent comme dortoir ce qui rend leur régulation par tir impossible sur ce site. Par ailleurs, ils commencent également à chasser dans les ruisseaux et les eaux de premières catégories comme dans la haute vallée de la Bruche, ce qui cause un préjudice lourd sur les populations de poissons inféodés à ces milieux.

N@ : Cette mesure de régulation vous semble-t-elle suffisante et sinon quelle(s) autre(s) solutions pourraient être envisagées pour enrayer l’augmentation de la population de Grand Cormoran ?

R.E : Dans le Bas-Rhin elle semble suffisante car les populations tendent à se stabiliser mais des mesures d’accompagnement seraient également utiles. La suppression des œufs et leur remplacement par des œufs artificiels, aux Pays-Bas où les cormorans se reproduisent permettrait de mieux réguler les populations et limiterait davantage l’impact de cette espèce sur les quartiers d’hivernage. Je précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’éradiquer les populations mais qu’il s’agit de trouver un juste milieu.
En outre, afin de permettre aux poissons de mieux se protéger des installations particulières (palettes) pourraient être envisagées.

N@ : La position et le point de vue des pêcheurs face à ce problème sont-ils partagés par les autres utilisateurs et protecteurs de la Nature ?

R.E : Certains protecteurs de la Nature sont très tolérants alors que d’autres sont plutôt favorables à une protection totale.
Je constate qu’il est nécessaire d’avoir un dialogue constructif en échangeant les divers points de vue et en apportant une argumentation solide dans le but de parvenir à un consensus. Avec les autres usagers de la nature (chasseurs, promeneurs…) nous ne rencontrons pas d’opposition.

N@ : Face à la situation actuelle, quels seront d’après vous les difficultés de demain sur le plan économique, sociologique et écologique ?

R.E : La pression de prédation du Grand Cormoran entraîne un préjudice lourd pour les piscicultures puisque le manque à gagner peut atteindre 80 à 90%. Dans les pays comme la Bulgarie l’impact économique est encore plus important car beaucoup de gens vivent de la pêche. La répercussion négative sur les emplois est également à prendre en compte. L’impact réel du cormoran sur les milieux naturels est plus difficile à quantifier car d’autres facteurs agissent sur la variation des populations piscicoles. Toutefois, nous constatons que sur le Rhin naturel le Cormoran est responsable de la diminution des populations d’ombre. Par ailleurs, il est un concurrent directe pour d’autres espèces piscivores tels que le Grèbe huppé, le Martin pêcheur et le Héron cendré. Ceci justifie également le maintien de la logique du tir de régulation pour éviter un déséquilibre écologique trop important. La notion d’équilibre est très importante car dans une certaine mesure le Cormoran peut également être utile en assainissant le milieu aquatique par le prélèvement de poissons malades.

N@ : Pensez-vous que ce problème devrait être réglé à l’échelle internationale, nationale ou européenne ?

R.E : Ce problème mérite d’être avant tout réglé à l’échelle européenne car l’espèce est majoritairement migratrice, que les préoccupations d’ordre économique sont plus ou moins importantes selon les pays et que la pêche loisir a une signification internationale. Toutefois, la question doit également être traitée sur le plan national notamment parce que certaines populations tendent à se sédentariser.

Fin de l\´interview

 

  Le Grand Cormoran.

 

article-1-bigb.jpg

 Cet oiseau est au centre d’une polémique opposant pêcheurs et écologistes qui touche plusieurs pays européens. Pillard des rivières, cet oiseau est accusé de décimer sans retenu certaines populations piscicoles. La solution en vigueur : le tir des individus hivernant dans certaines régions françaises. Mais qu’en est-il vraiment du problème posé par cet oiseau? Concerne-t-il plus les exploitations piscicoles que les populations sauvages de poissons? Que savons-nous de sa biologie et quel est le véritable prélèvement qu’il effectue dans les rivières? Enfin et surtout, les solutions envisagées peuvent-elles répondre aux attentes des amoureux de la nature, adeptes de la pêche ou défenseurs d’un certain idéal? Pour en savoir plus, nous nous sommes adressé à David Gremillet, chargé de recherche au CNRS. Cet article résume dans les grandes lignes l’entretien que nous avons eu avec ce spécialiste du Grand Cormoran.

 

Quelles sont les caractéristiques biologiques de ce prédateur?
Le Grand Cormoran est un oiseau piscivore ayant une répartition géographique allant de l’Australie au Groenland. Sa population européenne est passée de quelques milliers en 1970 à 800 000 individus dans la fin des années 1990. Prédateur opportuniste, il n’a pas de proie privilégiée, bien qu’il lui soit plus profitable de se nourrir de poissons gras. En évoluant de préférence à de petites profondeurs (10 m pour une apnée de 45 sec en moyenne), il chasse plutôt des petites proies (15 cm et 50g). Un adulte a une ration quotidienne moyenne de 500 g, bien que cela puisse varier en fonction des individus et de la saison. En effet, un oiseau ayant plusieurs jeunes à élever aura des besoins nutritionnels plus importants (allant jusqu’à doubler la ration moyenne). Cependant, en moyenne sur toute l’année, le chiffre de 500g reste le plus proche de la réalité.

Comment doit-on appréhender le problème de la régulation des populations de cormorans?
Tout d’abord, il faut déterminer quelles sont les populations de poissons auxquelles nous faisons référence lorsque nous parlons de l’impact du cormoran. Si la plupart des plaintes sont émises par les pêcheurs à la ligne, qui sous-entend une menace sur les populations de poissons sauvages, aucune étude scientifique n\´a pu appuyer cette affirmation. En d’autres termes, les poissons des rivières de notre pays n’ont aucun bénéfice à attendre de la régulation de la population des cormorans. Qu’en est-il alors de l’aquaculture. D’après David Gremillet, on touche là à un point sensible puisqu’il apparaît plus vraisemblable que les exploitations extensives (comme dans les Dombes), où il est impossible de mettre en place des systèmes simples de protection contre les oiseaux (tels que des filets empêchant les oiseaux d’accéder aux étangs), doivent être plus sensibles vis à vis de la pression de prédation exercée par les cormorans.
La destruction d’un quota de cormorans a donc peu de chance de modifier la vie des poissons sauvages. Et ceci pour une bonne raison. Les populations de cormorans européens communiquent très facilement, notamment en fonction des flux migratoires. Ainsi, une gestion nationale voire régionale n’a que peu de chances d’aboutir à quelque résultat que ce soit. Le problème de la régulation du nombre des cormorans est donc un problème de gestion européen. D’après les travaux de M. Frederiksen et J-D Lebreton, une régulation efficace doit être effectuée par prélèvement d’individus adultes (et non pas d’œufs). Mais elle reste très délicate, car la limite entre une diminution sensible des effectifs et une éradication totale de l’espèce en Europe peut être vite franchie. On peut se demander quel sera le coût d’une telle mesure au niveau international?

Conclusion
Sommes-nous dans une impasse? Quelle solution entre un tir inefficace et une éradication complète? Les Danois ont adopté une mesure visant à empêcher toute installation supplémentaire de colonies de cormorans sur leur territoire. Mais sommes-nous submergé par une vague sans fin de prédateurs de poissons qui conduira à transformer nos rivières en déserts? En fait, le cormoran retrouve son aire de répartition (Europe de l’Ouest) après des années de persécution. Il profite en ce moment de conditions idéales, telles que l’absence de prédateurs piscivores concurrents et d’une gestion des cours d’eau qui a conduit à une grande abondance de poissons. Il est prévisible que les populations de cormorans s’auto-réguleront une fois la période de prolifération passée. Mais il apparaît surtout que le problème du cormoran se place au centre de la gestion du milieu dulcicole français et européen. La qualité de l’eau, la production primaire (végétaux), le maintien de la diversité des faunes piscicole et aviaire typiques des rivières, ainsi que le bien-être des hommes amoureux de la nature sont intimement liés. De la bonne entente et de la coordination des différents acteurs (citoyens, gestionnaires et scientifiques) dépend la préservation de la qualité des milieux sauvages européens.

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 08:13

Cette video nous montre une larve d'éphémère et son évolution en insecte.
Une éclosion massive qui entraine des gobages sur la rivière
et de belles prises pour les pêcheurs qui ont la chance d'assister à ce spectacle de la nature





 

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 10:14

La plume de CDC est connue des chapeaux à plume sous le nom de plume de la glande uropygienne du canard
et pour les autres pêcheurs plume de "cul de canard" .
Elle a considérablement amélioré l'attractivité de nos imitations.
Mais il y a CDC et CDC et la qualité est très importante

Le choix de la plume


Les meilleures plumes proviennent du canard mallard, qui donne des plumes grises ou beiges, légèrement zébrées, ou encore mieux de la sarcelle sauvage, qui procure un  très beau gris piqueté.
1-sarcelle 

Aspect de la plume de mallard
2-mallard sauvage3-industriel
Les plumes teintes

Toutes les méthodes de teinture dégradent la plume en la privant de sa graisse naturelle.
Ne tombez pas dans le piège des plumes regraissées après avoir été teintées.
L'auteur de cet article écarte toute plume teinte pour ses montages personnels et n'utilise que les couleurs naturelles des oiseaux sauvages.

Comment utiliser la plume de CDC 

Réservez l'usage du CDC aux seules pattes et ailes de vos imitations. Les corps en CDC n'apportent rien, si ce n'est des inconvénients à l'usage. Une fois mouillés, les corps en CDC font couler la mouche, qui devient presque impossible de sécher en action de pêche.
Pour sécher les pattes et les ailes en CDC après avoir pris un poisson, lavez la mouche, essorez-la entre vos doigts, puis séchez-la avec de l'amadou. Après quelques faux lancés la mouche est à nouveau opérante
Mais sachez que les imitations réalisées en CDC sont souvent inutilisables après plusieures prises de poissons et dans ce cas il ne faut pas hésiter à les changer.

4 méthodes pour réaliser des ailes en CDC 

Comme pour beaucoup de matériaux, trop d'abondance nuit au réalisme, en empêchant la lumière de traverser les ailes de l'imitation.
Suivent 4 modèles utilisant les techniques de base pour réaliser des ailes en CDC.

Emergente générique

4-emergente generique
Méthode traditionnelle  

5-traditionnelle

No hackle

6-No hackle
Méthode de Marjan Fratnick

7-fratnick
En conclusion, ne demandez pas tout au CDC.
Si dans certaines conditions il apporte un plus incontestable, dans d'autres, aussi nombreuses, les mouches traditionnelles sont tout aussi efficasses et avec un plus grand confort de pêche. 
 
Extraits de l'article de Bernard Dalmas du n°82 de PECHE SPORTIVE

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